CINE – PROJECTION PRESSE « Un moment d’égarement » de Jean-François Richet

un-moment-d-egarement-affiche-556c42eec9151 Voici un remake du film de Claude Berri « Un moment d’égarement » datant de 1977. Quand on regarde de vieux extraits avec Jean-Pierre Marielle et Victor Lanoux, on se dit que notre société et ses mœurs ont bien changé. C’est alors ce qui semble être l’objectif pour le réalisateur, Jean-François Richet : remettre au goût du jour cette comédie dramatique bien trop osée pour l’époque. Aujourd’hui, il faut être clair, elle ne choque plus personne. C’est l’histoire de deux hommes, Antoine et Laurent, amis de longue date, qui vont partir en vacances ensemble en Corse avec leurs deux filles respectives … Louna et Marie. Sauf que Louna va tomber amoureuse de l’ami de son père. On s’interroge au départ sur le choix des deux acteurs principaux, aux caractères très, voir trop différents : Vincent Cassel joue l’homme tourmenté et François Cluzet, celui un peu benêt de qui l’on se joue et à qui l’on ment. Le film est sympathique à regarder, même si on s’ennuie parfois d’une histoire cousue de fils blancs. Certains dialogues sont prévisibles ce qui nuit à une intrigue déjà bien faiblarde. On regrette que le talent de Vincent Casssel soit quelque peu sous-exploité. Par contre, Lola le Lann pour qui c’est la première apparition au cinéma est bluffante. Elle m’a séduit dans son rôle de jeune ado effarouchée. Si vous êtes tentés, allez y, vous passerez un bon moment, un moment d’égarement, pour qui aurait envie de fantasmer sur le corps de Vincent Cassel, découvrir des magnifiques paysages de Corse ou encore réfléchir sur l’amitié, le mensonge et ses conséquences.

Et en clin d’oeil, un extrait du film de Claude Berri datant de 1977 : un-moment-d-egarement-affiche_102654_38893

==> Interview bonus de Jean-François Richet  

Le réalisateur des films de Mesrine est avec nous par téléphone. Il est agréable, à l’écoute. Il nous parle de ce nouveau film, cette comédie dramatique, un nouveau genre pour lui, loin des banlieues et des gangs, mais auquel il avait envie de se frotter. Avec Thomas Langmann, le fils de Claude Berri ils ont décidé de remettre au gout du jour ce film, qui à une autre époque, avait beaucoup choqué. Il me parle du plaisir qu’il a de diriger Vincent Cassel, un homme de sa génération dont il est très proche et avec qui il a beaucoup d’affinités. Il a choisi François Cluzet face à lui pour leurs différences, pour le plaisir qu’il a eu à les confronter, pour faire naitre entre eux un véritable match de boxe. Il semble fier d’avoir découvert Lola le Lann, castée parmi plus de 700 jeunes filles. Enfin, il nous parle de son travail actuel : le montage son de son dernier film, Blood Father tourné avec Mel Gibson. Il sera bientôt sur nos écrans et il s’en réjouit. Nous aussi.