CINE – PROJECTION PRESSE « LA VOLANTE » DE CHRISTOPHE ALI ET NICOLAS BONILAURI

la volante

Une vie démarre, une autre s’arrête. C’est ainsi que débute ce thriller. Plan resserré dans l’habitacle d’une voiture, c’est l’averse dehors, un couple est à l’avant, la femme gémit : elle est sur le point d’accoucher. La pluie tambourine, assourdissante, sur le pare-brise. Thomas et Audrey se pressent en direction de l’hôpital. Dans la hâte, Thomas percute un jeune adolescent. Il mourra après l’accident. Ellipse. Neuf ans plus tard, la mère du jeune homme décédé n’a rien oublié. Sa vie s’est arrêtée après le drame. Elle va réclamer vengeance.

la_volante_2

Un thriller mené tambour battant par une Nathalie Baye exceptionnelle, presque l’un des seuls atouts de ce film. Elle est particulièrement angoissante dans le rôle de la femme meurtrie, folle de douleur, qui a perdu pied dans la vie réelle. Magnifique d’élégance avec sa grande taille fine, son imper et ses gants : une beauté froide, macabre. Malheureusement, elle a face à elle, un Thomas, joué par Malik Zidi, bien trop détaché, au regard souvent fuyant, qui semble particulièrement mal à l’aise dans son costume trop grand pour lui. On a du mal à trouver l’histoire crédible. Comment Thomas ne peut-il pas connaître le nom du jeune homme qu’il a tué neuf ans plus tôt, comment ne pas se méfier de cette femme de plus en plus intrusive ? Il y a de la noirceur hitchcockienne dans ce film, une atmosphère à la Brian De Palma dans « Passion » habilement mené par une musique qui se fait de plus en plus rapide et oppressante. Mais les réalisateurs sont tombés dans quelques facilités, nous ôtant malheureusement tout plaisir de pouvoir être surpris.

 « La volante » de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri – En salles le 2 septembre