CINE – PROJECTION PRESSE « THE WALK » DE ROBERT ZEMECKIS

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Robert Zemeckis fait partie des légendes du cinéma. Grâce à des films comme « Retour vers le futur », « Seul au monde » ou « Forest Gump » il a prouvé au public qu’il était sans conteste un maitre du 7ème art. Et ce n’est pas son dernier film qui viendra me contredire.

Son nouveau film « The walk » allie audace et prouesse. Audace d’abord, ce pourrait être le principal trait de caractère de son héros, le célèbre funambule Philipe Petit qui, par une nuit de 1974, a décidé illégalement de suspendre une corde entre les deux tours jumelles du World Trade Center, à peine inachevées. Prouesse ensuite, pour la qualité cinématographique de ce film en 3D. Robert Zemeckis nous embarque tout en haut des deux tours pour nous poser sur un fil, avec cet homme qui, sans aucun harnais et avec pour seule compagnon une perche dans les mains et sa passion en bandoulière, va effectuer des allers retours à 400 mètres au dessus du vide.

C’est dans cet événement final exceptionnel, particulièrement bien filmé par des mouvements fluides et sans à-coups, que réside la force du film. Si vous avez le vertige, accrochez-vous à votre siège, si vous aimez les sensations et le dépassement de soi, alors vous allez être ravis.

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Pour parvenir à cet exploit, nous ferons tout au long du film la connaissance de Philippe Petit, brillamment interprété par Joseph Gordon-Lewitt, qui narre sa propre histoire du haut de la statue de la Liberté, façon Michael Jackson dans son clip « Black or White ». Dans un joyeux Paris des années 70, nous rencontrons des artistes de rue comme la charmante Annie qui sera la muse de l’artiste (Charlotte LeBon, ex miss météo sur Canal+) et l’excellent Papa Rudy, respecté forain qui deviendra son mentor et ami (Ben Kingsley). L’intrigue débute réellement lors de son arrivée à New-York et la préparation du « coup » comme il l’appelle.

Un film de qualité, original dans sa réalisation et pour ce qu’il offre à voir et à ressentir : ces deux tours jumelles symboliques, qui ressurgissent de nos souvenirs le temps d’un film et cette prouesse humaine, quasi divine et complètement insensée, somptueusement filmée et mise en valeur dans le film.

« The Walk » de Robert Zemeckis – En salles le 28 octobre

Et pour aller plus loin dans l’histoire de Philippe Petit, je vous conseille ce documentaire : « Man on wire » de James Marsh