WEEKLY – REVUE DE PRESSE #1

weekly

WEEKLY

La revue de presse de la semaine. Vu, lu ou entendu. A consommer sans modération mais pas sans esprit critique.

1 –Hillary Clinton, viens voir le docteur non n’aie pas peur

Le malaise dimanche de la candidate démocrate lors des commémorations du 11 septembre fait jaser. Pas seulement dans le camp adverse où forcément Donald Trump exulte. Non, un peu partout dans les têtes des électeurs américains. Plus de 7 heures après l’incident (ca fait long tout de même), l’équipe médicale annonce que l’ex first lady souffre d’une pneumonie. Pourquoi n’avoir informé personne auparavant ? Et si l’état de santé d’Hillary Clinton, 68 ans, était vraiment mauvais ? Qui alors pour la remplacer si elle abandonne ?

Des élections rapides pourraient avoir lieu chez les démocrates … En lice : Joe Biden, vice président américain âgé de 73 ans, Bernie Sanders, 75 ans ou encore Tim Caine, 58 ans ? On ne pourra pas leur reprocher leur amateurisme politique mais on s’interrogera aussi forcément sur leur état de santé. Une petite visite médicale s’impose avant 8 novembre prochain.

(après la lecture d’un article Libé online du 12 septembre 2016)

2 – Etienne Sorin : profession spoiler

C’est ce qu’on appelle n’en faire qu’à sa tête. Etienne Sorin, journaliste culture au Figaro a décidé de parler du dernier film de Francois Ozon, « Frantz » dans les colonnes du journal. Dès le début de son papier, il se plait à citer les consignes du réalisateur : Dans le dossier de presse, le cinéaste a écrit une note à l’attention de journalistes « merci de ne pas révéler aux spectateurs le secret d’Adrien » Visiblement, le journaliste a oublié la consigne juste après l’avoir citée. Soit il n’aime pas qu’on lui dise ce qu’il a à faire, soit il n’a pas aimé le film et il se venge d’avoir perdu 1h54 de son temps. Peut-être un peu des deux. S’ensuit alors une critique de Pierre Niney  qui n’a visiblement pas fait allemand première langue ou encore sur le choix d’utiliser le noir et blanc dans ce film « le film est en noir et blanc parce que Ozon n’était pas né en 1919 et parce que c’est chic ». Il n’a pas aimé, il donne son avis, et c’est ce qu’on lui demande. Mais dommage qu’à la lecture de sa critique on en vient à connaître la fin du film. En effet, il cite le film de Lubitsch, dont s’est inspiré Ozon, et son titre, que je ne citerais pas ici par égard pour le lecteur est suffisamment explicite pour qu’on comprenne toute l’intrigue du film. Pari gagné pour le journaliste, ca décourage de voir le film. Mais pari perdu aussi pour lui puisque qu’on se méfiera de ses critiques à l’avenir.

(après la lecture de « Ozon n’ose pas grand chose » le Figaro – 7 septembre )

3 –Karine Tuil en images

Karine Tuil est partout. Dans tous les journaux, les magazines, sur Facebook, Twitter, etc … Difficile de ne pas savoir qu’elle a écrit un nouveau livre et qu’elle est en lice pour le Goncourt. Ce qu’on sait moins et c’est pour cela qu’on remercie le magazine « Elle » c’est ce qui a inspiré l’auteur. Surprise, sur une page de l’hebdomadaire on découvre en photos joliment disposées quelques références au livre. John Huston et son documentaire « Que la lumière soit » évoquant la thérapie de soldats traumatisés par la guerre. L’œuvre dérangeante de l’artiste norvégien Bjarne Melgaard qui représente une femme noire, dos au sol, les jambes repliées sur son buste. L’Elysée pour évoquer la fascination de Karine Tuil pour les lieux de pouvoir mais aussi Joan Didion et « l’année de la pensée magique ». Une belle étude de texte imagée.

(Article « Le mur d’inspiration de Karine Tuil » Elle – 9 septembre)