WEEKLY – REVUE DE PRESSE #2

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WEEKLY

La revue de presse de la semaine.

Vu, lu ou entendu.

A consommer sans modération mais pas sans esprit critique

1 – Fausse alerte attentat : « on a fait ca pour le buzz »

« J’ai fait le pire SWATT, j’ai fait déplacé (sic) des hélico, le gouvernement, 50 voiture de flics, j’suis passer (sic) sur périscope, j’suis passer sur Facebook j’suis passer sur BFMTV et 10 journal hihi #eglisefuck #flicKO

Honteux, gênant, inexcusable.

(…)

7 et 9 janvier 2015 – Charlie Hebdo / Hyper Casher : 17 morts

13 novembre 2015 – Bataclan : 130 morts

14 juillet 2016  – Nice : 86 morts

26 juillet 2016 – St Etienne du Rouvray : 1 mort

Un délit passible d’emprisonnement de 2 ans et de 30 000 euros d’amende

(Article de l’Obs online du 19 septembre 2016)

2 – Etudiez plus pour rembourser plus !

Affolants … les frais liés aux études des jeunes américains. La plupart d’entre eux s’endettent sur des années, voir même sur toute une vie. Un chiffre à retenir : 85 000 dollars pour financer un master à la New-York University. L’exemple parle de lui même : « Kristine a 46 ans et paie aujourd’hui 480 euros par mois (…) Sur cette somme, seule une centaine d’euros sert à rembourser du capital, le reste part dans les intérêts. Au rythme actuel, Kristine aura 70 ans lorsqu’elle réglera sa dernière mensualité. Son prêt étudiant de 85 000 dollars lui aura coûté près de 310 000 dollars » Des chiffres alarmants qui se sont évidemment invités dans la campagne américaine. Pour Hillary Clinton c’est une préoccupation, pour Donald Trump il n’y a pas de débat. La candidate démocrate souhaite que les familles qui gagnent moins de 76 000 euros par an ne paient plus de frais de scolarité. Coté républicain : « L’éducation gratuite n’existe pas. A la fin il y a toujours quelqu’un qui paye pour cette éducation : les contribuables ».

Allez autre exemple qui laisse un gout amer : Brandon a fait des études d’ingénieur, puis de communication pour revenir à sa formation initiale. « Il a accumulé une dette de plus de 127 000 dollars, dont plus de la moitié contractée dans le privé à un taux d’intérêt de 13 %. » Il a beau gagner 4 000 euros brut par mois, il ne lui reste, après avoir payé tous ses frais que 350 euros pour vivre avec sa femme et ses deux enfants. Difficile pour lui d’être serein, compliqué même de faire des projets.

(après la lecture d’un article Libé papier du 19 septembre 2016)

3 – « Actuality » te séduit

C’est LE nouveau rendez-vous de la rentrée qu’il ne faut pas manquer. Très bon magazine d’actualité. Novateur, didactique et ultra intéressant. Le plateau est beau, coloré et cosy avec ses grosses lampes industrielles, son horloge vintage et ses tables en bois conviviales. Le présentateur, Thomas Thouroude (ex Before du grand Journal sur Canal +) est agréable, souriant et surtout il ne fait pas semblant de tout savoir. Il s’interroge, s’étonne, questionne. Il est entouré de très bons chroniqueurs, mes préférences : Jean-Christophe Buisson (Figaro Magazine) et Nathalie Schuck (le Parisien). A noter également des jeux qui ponctuent l’émission mais aussi des chroniques explicatives pour décrypter le discours politique comme le VO/VF de Bruno Donnet ou plus légères sur l’actu du web vue par Marion Seclin. Le ton et le style des sujets dénotent : on peut voir des idées « tutos » pour draguer chez les seniors en plusieurs points à suivre ou encore plus sérieux un sujet très didactique sur la mort de Christophe de Margerie avant l’ouverture de son procès à Moscou. C’est bien pensé, c’est intelligent dommage que ce soit un peu trop tôt dans l’après-midi.

(Emission en direct tous les jours à partir de 17h40 sur France 2)

Emission à découvrir : https://www.youtube.com/channel/UCHbhnnXVKGCCa_5EQyUW9Lw/videos

 4 – Magritte, chapeau melon et pipe de tabac

Un chapeau melon, une pomme, un visage qui disparaît, bienvenue dans l’univers surréaliste de René Magritte. A l’occasion de son arrivée en fanfare au Centre Pompidou, les articles sur le peintre belge se multiplient. Mais à part ces tableaux, devenus des icônes dans l’intellectuel collectif, connaît-on vraiment l’artiste ? Le JDD nous propose, sous la plume de Marie-Anne Kleiber, un « retour sur les silences d’un homme de l’ombre ». On y apprend que sa mère, trompée par un mari volage, a élevé seule ses trois enfants avant de se suicider. Ca ne commence pas sous les meilleurs hospices pour le pauvre Magritte. (cf au tableau « Les amants » où l‘on voit ces visages masqués d’un drap en référence à sa mère repêchée le visage recouvert par sa chemise de nuit). On apprend également que lorsque l’artiste est en contact avec des surréalistes français qu’il juge snobs « il en rajoute dans son côté provincial : Il s’amusait à rouler les « r » car son accent wallon agaçait Breton ». Autre élément intéressant, Magritte à longtemps travaillé dans la pub pour se faire de l’argent et le commissaire de l’expo d’ajouter « il a compris qu’elle puissance se dégageait des images, qui vous marque dès qu’on les voit » avant d’ajouter cette phrase ironique « il venait de la pub et la pub l’a pillé en retour » (en référence bien sûr à tous ces objets commerciaux : cartes postales, carnets, coques de téléphone portable). Enfin, plus étonnant, on découvre que Magritte était un faussaire. Pendant la guerre il vendra ses tableaux de Picasso ou de Braque, « une façon se survivre sous l’occupation »

(Après la lecture d’un article du JDD du 18 septembre)

 « Magritte la trahison des images » du 21 septembre au 23 janvier au Centre Pompidou à Paris