CINE PROJECTION « LA TAULARDE » D’AUDREY ESTROUGO

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Aie aie aie c’est rare de voir un film aussi décevant. L’intrigue, le jeu de Sophie Marceau : tout sonnent terriblement faux.

Le scénario tient sur un post-it : une femme est condamnée pour avoir fait évader son mari de prison. Mais alors qu’elle pense purger seulement quelques années en détention, un homme a été tué lors de l’incident. Résultat, elle devient complice de meurtre et va devoir croupir derrière les barreaux.

Tout le film se déroule en prison. Un lieu qui attire, autant qu’il effraie, particulièrement fascinant dans « Mississipi Burning » ou encore dans « Un prophète ». Le lieu est plutôt bien filmé : les portes claquent, les cellules sont glauques, la cohabitation s’avère difficile. Tout semble y être : la faim, la promiscuité, la colère, la peur, mais rien de nouveau en somme. Ce qui ne va pas dans ce film, c’est le scénario, très peu convaincant mais aussi et surtout les actrices, et Sophie Marceau en priorité. Seules Julie Gayet et Eye Haidara semblent tirer leur épingle du jeu.

Il y a beaucoup d’erreurs tout au long du film. Ce sont des détails, mais qui mis bout à bout décrédibilisent sensiblement l’histoire. Il me semble que lorsqu’on ouvre une première porte en prison pour faire entrer ou sortir un détenu, il faut avoir fermée la précédente. De simples mesures de sécurité visiblement non appliquées dans ce film. De plus, il nous est dit lors d’un dialogue, qu’une des détenues violentes, surnommée Kanté, ne peut aller au mitard, pourtant elle s’y retrouve quelques scènes plus tard… A la fin, on se met à compter les absurdités, plus divertissantes que le film en lui-même. Des maladresses qui agacent mais ce n’est rien à côté de l’actrice principale.

Sophie Marceau n’est pas du tout convaincante. Elle débarque comme une princesse en prison, comme si elle venait passer un séjour au Ritz… L’actrice surjoue les scènes de rixes, elle est risible au parloir avec son fils (je ne parle même pas de la scène du téléphone portable tellement elle est déconcertante). A la fin ça en devient même gênant, et on finit par se demander comment un tel film a pu voir le jour. Désespoir et consternation, voilà pour les sentiments ressentis en fin de film. Non vraiment, Sophie Marceau était mignonne dans la Boom, mais là vraiment, ce n’est plus possible.

 

 

« La taularde  » d’Audrey Estrougo – en salles en ce moment