EXPO « DAVID HOCKNEY RETROSPECTIVE » AU CENTRE POMPIDOU

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Réduire David Hockney à des peintures de piscines californiennes serait une erreur. La rétrospective du Centre Pompidou témoigne de la carrière d’un artiste prolifique, offrant un panorama complet de son œuvre.

Les premiers tableaux présentés évoquent le don précoce de l’artiste anglais pour l’observation. David Hockney cherche son style. La découverte de Picasso et de sa liberté affranchira sa peinture. Les « Love paintings » prennent forme : des poèmes et des graffitis venus des murs des toilettes ou du métro apparaissent.

L’artiste part ensuite à la conquête de la Californie en 1964. Le bleu du ciel semble faire écho à celui des piscines. Il peint les jardins arrosés, les tours d’immeuble ou bien encore les hommes qui prennent un bain de soleil. Un style qui l’identifiera vite au pop art. « The bigger splash » où l’eau de la piscine semble nous éclabousser, reste l’un des tableaux emblématiques de l’artiste. Une peinture, avec des bandes blanches tout autour qui n’est pas sans rappeler le polaroid.

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> Savoir regarder « Portrait of an artist » 1972

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Dans ce dernier tableau, l’homme au bord de la piscine regarde celui qui nage ou contemple-t-il sa propre image dans l’eau, tel Narcisse ? L’homme debout n’est autre que l’amant de David Hockney, Peter Schlesinger. Et pour rendre l’aspect liquide de l’eau, David Hockney utilise une peinture acrylique diluée avec de l’eau et un peu de liquide vaisselle. La création du tableau a pris plus de 18 mois. La première version fut détruite à cause d’une erreur de perspective.

Dans une grande salle, les doubles portraits colorés, où les proches de l’artiste ont posé s’enchaînent. Un sentiment de familiarité se dégage de ces tableaux, contredite par des poses figées et une troublante étrangeté : « My parents » en est un bel exemple. Place ensuite aux « Pool papers ». Encore des piscines, mais cette fois-çi réalisées avec du papier mâché. D’autres peintures évoquent la nature californienne. Comme Henri Matisse, les paysages sont vivants et colorés. Comme Picasso, il y a l’envie d’expérimenter mais aussi de rechercher sans cesse de nouveaux espaces.

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Outre la peinture, David Hockney est un passionné de photographie. Dans la série « Joiners », des dizaines de polaroids sont assemblés pour faire une seule et même image. L’artiste souhaite ainsi multiplier les points de vue plutôt que de n’en imposer qu’un seul. David Hockney est enfin, un grand amateur de nouvelles technologies. L’artiste réalise des films et maitrise le dessin sur tablette. Un artiste de 80 ans, follement 2.0

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« David Hockney Retrospective » au Centre Pompidou jusqu’au 23 octobre 2017

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