CINE « IN THE FADE » DE FATIH AKIN

 

In the fade

Gros coup de cœur cinéma en ce début d’année 2018. Sublime performance de Diane Kruger qui avait reçu pour ce film, joué dans sa langue maternelle, le prix d’interprétation féminine au dernier festival de Cannes.

L’histoire douloureuse d’une femme, Katja, qui perd dans un attentat son fils Rocco et son mari, un ancien trafiquant de drogues d’origine turque, Nuri. Alors qu’elle tente de faire son deuil, la justice se met en marche. Mais l’enquête s’intéresse plus au passé trouble de la victime plutôt qu’aux coupables de l’attentat. Lors d’un procès captivant, Katja va devoir affronter les meurtriers et leur avocat. Rien ne lui sera épargné. La douleur d’entendre comment son fils et son mari sont morts, la haine aveugle des nazis et l’arrogance de leur avocat. Après l’injustice viendra le temps de la vengeance. Un film noir, saisissant, mené comme un thriller, où Diane Kruger est bouleversante du début à la fin. Sans maquillage, le visage constamment couvert de larmes et lookée tout en noir avec tatouages et blouson de cuir, elle avance hébétée vers un terrible destin.

Par ce film, le réalisateur germano-turc Fatih Akin a souhaité mettre en lumière les manquements de l’état allemand concernant les attentats perpétrés par le groupuscule néo-nazi NSU entre 2000 et 2011 : 8 immigrés turcs, un grec et une policière ont été tués.