LIVRE « DOS AU MUR » DE NICOLAS REY

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Un livre court, sensible, au héros à la fois attachant et désarmant. Un ouvrage qui intrigue, qui interroge et dont la frontière entre réalité et fiction est bien difficile à établir…

Après avoir brûlé la vie par les deux bouts et avoir abusé de tout : alcool, drogues et conquêtes féminines, l’auteur du livre se retrouve littéralement « dos au mur ».  Il devient urgent voire même carrément vital pour lui de confesser ses fautes et même de demander pardon. Son forfait le voici : il a plagié quelques lignes d’un ami pour pouvoir boucler son dernier ouvrage. Une faute qui le ronge et l’empêche d’avancer …

Entouré de personnages attachants, comme sa soeur Emilie, qui est prête à tout pour faire le bien autour d’elle ou encore de son père, dont la patience semble inépuisable, mais également de son fils Hippolyte qui tente de comprendre la situation et ne pas l’accabler davantage. L’auteur se morfond et ne semble plus avoir goût à rien. Heureusement, les personnages qu’il croise sont particulièrement hauts en couleur, sortant bien souvent notre héros de sa torpeur : prenez son avocat au langage particulièrement fleuri, ou encore la patronne de sa maison d’édition complètement nympho ou enfin sa bien-aimée, son adorée, qui est partout, sur toutes les lignes, et à toutes les pages. Celle à qui il voue un véritable culte : Joséphine.

Un livre aux chapitres très courts, au style incisif qui plaît par l’humour, l’autodérision, la tendresse et le naturel qui se dégagent de ces pages. Pris au jeu, le lecteur ne sait plus bien distinguer la réalité de la fiction, à savoir si Nicolas Rey est ce personnage bouleversé qui a réellement plagié un ami. Cherchez sur internet, vous ne trouverez pas grand chose. Et au final peu importe, cette histoire de plagiat n’est pas le centre du livre mais le simple commencement d’une prise de conscience, d’une introspection décapante et surtout d’une histoire d’amour passionnée.

On va arrêter d’éviter le sujet principal de ce livre. On va mettre les mains dans le cambouis une fois pour toute. Le crime commence par une bonne nouvelle. Les éditions de la Férinière me proposent la rédaction d’un recueil de nouvelles. Le seul problème c’est que je suis un écrivain qui n’arrive plus à écrire. Plus une seule ligne. Le vide intersidéral.