THÉÂTRE « EDMOND » D’ALEXIS MICHALIK

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Ca faisait bien longtemps que je voulais pousser les portes du théâtre du Palais Royal et découvrir la pièce Edmond d’Alexis Michalik. Récompensé par 5 Molières, le spectacle devait valoir le coup d’oeil : il m’a fallu deux heures de représentation, des rires, de l’émotion, des répliques détonantes pour que moi aussi j’en sorte comblée !

Nous sommes en 1897 à Paris. Edmond Rostand a une femme agréable, deux beaux enfants mais pas le moindre début de réussite professionnelle. L’auteur enchaîne les défaites et a bien du mal à trouver de l’inspiration pour l’écriture de nouvelles pièces. Malgré les railleries dont il fait souvent l’objet, il va trouver le courage, par l’intermédiaire de Sarah Bernhardt de proposer une pièce de théâtre au grand Constant Coquelin. Mais problème : il n’a encore rien écrit, et n’a pas l’ombre d’une idée. Heureusement, son entourage va l’inspirer et il finira par écrire une pièce grandiose, non sans peine et sans de multiples rebondissements.

Quelle pièce vivante ! Deux heures ? On ne les voit vraiment pas passer. Le casting est remarquable et tous les comédiens jouent à merveille leur partition. Benjamin Wangermee dans le rôle phare d’Edmond est génial, à la fois torturé, amoureux, poète. Le spectateur qui connaît aujourd’hui le succès de la pièce Cyrano de Bergerac prend plaisir à voir s’écrire sous ses yeux ce qui deviendra un véritable chef-d’oeuvre. Certains personnages sortent du lot, comme le fils de Coquelin ou encore les deux financiers corses qui apportent une bonne dose d’humour à la pièce. Les décors très réussis de bar, de chambre à coucher, de théâtre ou encore des Belles poules virevoltent sous les yeux émerveillés du spectateur, transporté par une musique bien dosée qui donne de l’intensité et du rythme à l’histoire : bref, une très belle découverte !