CINE – « JUSQU’A LA GARDE » DE XAVIER LEGRAND

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Je n’ai l’habitude de parler que des films qui sortent en salles, n’ayant pas assez de temps pour écrire à propos de tous les films que je vois en plus en ligne ou en dvd. Mais je ne pouvais pas ne pas dire un mot sur ce film … tant il m’a bouleversé. L’histoire d’un couple qui se déchire au sujet de la garde d’un petit garçon. Un film intense du début à la fin.

Le couple Besson divorce. Miriam demande la garde exclusive de son fils Julien âgé de 11 ans, sa fille aînée ayant 18 ans dans quelques semaines. Elle dit avoir peur de son mari. Ce dernier est assis près d’elle. Elle ne le regarde pas. Lui cherche son regard. Le mari réfute les accusations de violence de sa femme et souhaite une garde partagée, ne comprenant pas pourquoi il devrait être privé de son enfant. La juge comme le spectateur a pitié du père de famille. Elle accorde donc une garde alternée… Pris en otage entre des parents qui se déchirent, le petit Julien va alors tout faire pour qu’aucun drame n’arrive.

Un film puissant, bouleversant de réalisme. Petit à petit, le drame se noue et la scène finale est à couper le souffle. La tension est palpable tout au long du film, les visages des acteurs terrifiés ou en larmes sont filmés en gros plans plongeant le spectateur dans une angoisse permanente. Les acteurs, si justes, sont mémorables : Marie Drucker en mère terrifiée et protectrice, Denis Ménochet en père perdu, colosse malheureux et imprévisible. Thomas Gloria, sans cesse sur le qui-vive est saisissant. Un film sur le combat, sur la peur et l’emprise, sur l’intrusion et surtout sur la violence conjugale. Un film fort et bouleversant.