EXPO – « ALPHONSE MUCHA » AU MUSÉE DU LUXEMBOURG

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Alphonse Mucha. Ce nom ne vous dit peut-être rien et pourtant il ne vous est surement pas inconnu. En 1887, l’artiste quitte le sud de la Moravie où il né pour tenter sa chance à Paris. Ses créations sont singulières et attirent l’oeil : « des formes sinueuses mêlant des jeunes femmes, motifs floraux et lignes ornementales de même qu’une gamme subtile de tons pastels. » Voilà pour le style Mucha.

Pour payer ses études, il réalise des affiches publicitaires, illustre des ouvrages et des revues. En 1895, Alphonse Mucha accède à la célébrité en réalisant sa première affiche pour Sarah Bernhardt. Ainsi est née Gismonda. Sur l’affiche, une femme aérienne, mystérieuse, sensuelle habillée de vêtements somptueux aux motifs dorés face une mosaïque d’inspiration byzantine. En haut et en bas, le texte explicatif s’intègre sans rien alourdir. Un message publicitaire murmuré et non pas crié. Là est la réussite de Mucha. Ces affiches connaissent un tel succès que ses amateurs n’hésitent pas à les découper. Un contrat avec la grande dramaturge est signé pour six ans : il réalisera pour elle Lorenzaccio, la dame aux Camélias, Hamlet ou encore Médée.

Ainsi débute l’exposition proposée par le musée du Luxembourg à Paris. De grandes affiches de théâtre verticales accueillent le visiteur dans la salle baptisée « Un bohémien à Paris« . Puis se succèdent « les images populaires » de l’artiste : celle sublime pour le Salon des cents avec une femme à moitié nue à la chevelure dévorante pareille à du lierre, puis une autre colorée et pétillante pour le champagne Ruinart ou encore u la ville de Monte Carlo. Mucha, maître de l’affiche, est le décorateur le plus recherché. Il est donc tout naturellement sollicité pour mettre ses talents au service de l’exposition universelle de 1900, « le plus grand évènement du siècle. » Il décorera notamment le pavillon de la Bosnie-Herzegovine dont on voit des images, et réalisera également le menu du banquet.

En 1910, l’artiste quittera la France pour retrouver sa terre natale. Elle lui inspire l’Epopée slave, « un appel éclatant à l’unité, destiné à inspirer tous les slaves et guider leur avenir. » S’enchaînent alors de nombreux tableaux illustrant les grands épisodes qui ont marqué ces peuples, d’un point de vue politique, religieux, philosophique ou culturel. Il mourra à Prague en 1939, après que les chars allemands soient entrés dans la ville.

Alphonse Mucha – Musée du Luxembourg – Du 12 septembre au 27 janvier